échange de connaissances dans les domaines de l'ésotérisme et du paranormal
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La Lycanthropie

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Mage suprême
Mage suprême
avatar

Nombre de messages : 512
Age : 45
Localisation : 59 Nord
Date d'inscription : 01/10/2007

MessageSujet: La Lycanthropie   Dim 25 Mai - 20:55

LA LYCANTHROPIE:


L'antiquité comme le moyen âge, a cru avec une bonne foi singulière à la lycanthropie. Hérodote en parle comme d'un fait avéré ; Virgile en parle également, et dans sa huitième églogue, il fait dire à Alphésibée :



J'ai vu Moeris se faire loup et s'enfoncer dans les bois. Au moyen âge, on vit les lycanthropes, devenus loups garous, jeter l'épouvante dans les villes et dans les campagnes. Les sorciers opéraient cette métamorphose sur leurs ennemis, mais le plus souvent, ils opéraient cette métamorphose sur eux mêmes, et sous cette forme nouvelle ils attaquaient, non seulement les troupeaux, mais encore les hommes, dont ils dévoraient la chair saignante ; ils pouvaient toujours, quand ils le voulaient, reprendre leur première forme, mais quand, par hasard, ils avaient reçu en se trouvant à l'état de loup, une blessure qui les avait privés d'un membre, ils gardaient, en redevenant hommes, l'empreinte de cette mutilation, et c'est par là que l'on parvenait souvent à les reconnaître.



L'un des démonologues les plus connus, Boguet, raconte que, dans les montagnes de l'auvergne, un chasseur fut un jour attaqué par un loup énorme, auquel, en se défendant, il coupa les patte droite. L'animal ainsi mutilé s'enfuit en boitant sur trois pattes, et le chasseur se rendit dans un château voisin pour demander l'hospitalité au gentilhomme qui l'habitait ; celui ci, en l'apercevant, s'enquit s'il avait fait bonne chasse. Pour répondre à cette question, il voulut tirer de sa gibecière la patte qu'il venait de couper au loup qui l'avait attqué, mais quelle ne fut pas sa surprise, en trouvant au lieu d'une patte , une main et à l'un des doigts un anneau que le gentilhomme reconnût pour être celui de sa femme. Il se rendit immédiatement auprès d'elle, et la trouva blessée et cachant son avant bras droit. Ce bras n'avait plus de main, on y rajusta celle que le chasseur avait rapportée, et force fut à cette malheureuse d'avouer que c'etait bien elle qui sous la forme d'un loup avait attaquée le chasseur. Le gentilhomme qui ne se souciait pas de garder une telle compagne la livra à la justice, et elle fut brûlée ... Selon Collin de Plancy dans son dictionnaire infernal, les loups garous étaient fort communs dans le poitou ; on les y appelait la bête bigourne qui court la galipode. Quand les bonnes gens entendent, dans les rues, les hurlements épouvantables du loup garou, ce qui n'arrive qu'au milieu de la nuit, ils se gardent bien de mettre la tête à la fenêtre, parce que s'ils avaient cette témérité, ils ne manqueraient pas d'avoir le cou tordu. On assure dans cette province qu'on peut forcer le loup garou à quitter sa forme d'emprunt, en lui donnant un coup de fourche entre les deux yeux. Delancre assure qu'ils étranglent les chiens et les enfants ; qu'ils mangent de bon appétit ; qu'ils marchent à quatre pattes, et qu'ils hurlent comme de vrais loups, avec de grandes gueules, des yeux étincelants et des dents crochues. Bodin raconte qu'on vit en 1542, 150 loups garous sur une place publique à Constantinople.



Plus d'informations sur Collin de Plancy et son dictionnaire infernal:
http://luxesoterae.forumpro.fr/les-grands-mages-de-l-histoire-f12/collin-de-plancy-et-son-dictionnaire-infernal-t504.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://luxesoterae.forumpro.fr
Derek70
apprenti sorcier
apprenti sorcier
avatar

Nombre de messages : 18
Age : 48
Localisation : Blois
Date d'inscription : 13/04/2008

MessageSujet: A propos des loups-garous et de la Bête du Gévaudan   Lun 9 Juin - 0:39

Parmi les nombreuses hypothèses plus ou moins farfelues sur les origines de la Bête du Gévaudan, il en est une qui mérite d'être citée, en réponse, mon amie Circée, à ton remarquable post sur les loups-garous.

L'on avait remarqué, à plusieures reprises, que la Bête attaquait debout. On l'avait vue aussi franchir la Truyère, une rivière, debout sur ses pattes arrières. On disait aussi que parfois, elle s'asseyait, sur son arrière train, et qu'ainsi, elle faisait mille singeries, comme pour narguer ses futures victimes. Et un témoin a assuré, étant sorti à la pleine Lune, si pleine et si brillante qu'il se croyait être au matin, avoir vu, sous la Lune, un homme extraordinairement velu se plonger dans un ruisseau, en ressortir, s''y replonger. Ce manège recommençà à plusieurs reprises, lorsque le mystérieux homme, nu, s'aperçut de ce que sa baignade avait un témoin. "En un instant, dit le témoin, je n'ai plus vu d'homme, je n'ai plus vu qu'une Bête, se jeter sur moi...". Il n'a eu que le temps de refermer sa porte.

Bien avant, aussi, les chasseurs partis à l'assaut du monstre disaient "Elle est aussi intelligente qu'un homme"... Ajoutez à cela l'invulnérabilité de la Bête aux coups de fusils, sa faculté, fréquemment, de se montrer aux fenêtres sans vitre des habitations, comme à la veillée funèbre d'une de ses victimes, le jeune Chateauneuf, et de regarder ce qui se passait dans les maisons, le témoignage de ce "Bouqui", surnom d'un paysan du Gévaudan, qui avait, comme on le disait à l'époque dans ces campagnes 'la tête près du bonnet", entendez par là que ce n'était pas un affabulateur, qui disait, à qui voulait l'entendre que la Bête et lui se battaient, souvent, mais pas dans des combats à mort, çà ressemblait plus à un match de catch, ou de lutte, aucun des deux adversaires ne voulant tuer l'autre, se contentant de lui faire mordre la poussière. Bouqui disait que lors de ces combats, la Bête se mettait debout sur ses pattes arrière et que dans cette position, on aurait dit "qu'elle était toute boutonnée sur le devant".

Vous comprendrez aisément pourquoi les paysans de l'époque pensèrent que la Bête tait un loup-garou. En effet, tout un chacun savait que les loups-garous ne craignent pas le plomb, et que seule une balle bénite ou en argent peut les tuer. Et d'ailleurs, les balles utilisées par Jean Chastel pour tuer la Bête, en ce 19 juin 1767, avaient toutes été fondues à partir d'une Vierge en plomb et avaient été bénites peu de jours avant, lors d'un grand pélerinage pour implorer le secours de la Vierge. "Benissez ces balles mon père, et il suffira d'une seule pour tuer ce monstre..." avait dit Chastel Père, au prêtre. Le prêtre bénit ces balles, et quelques jours plus tard, la Bête mordait la poussière, et entrait dans l'Histoire.

Bien évidemment, on sait maintenant que la Bête était bel et bien animale, il y eut des hommes, tout aussi meurtriers qu'elle, voire même pire, parce qu'eux savaient ce qu'ils faisaient, mais ils n'étaient aussi que des hommes, et non pas des loups-garous... Quoiqu'à bien y regarder, le fils de Jean Chastel, Antoine, il était terriblement velu... et on le disait "meneur de loups". De là à voir en lui un authentique loup-garou, il n'y avait qu'un pas, et un pas, en cette période pas si reculée que çà, c'était vite franchi...

Derek.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La Lycanthropie
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cas de Lycanthropie en Gironde
» Lycanthropes
» Humanimal : Une fin de loup ?
» [Zoologie] Une tortue Pelusios seychellensis n'a jamais existé !
» Loup garou ou lycanthropie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
lux esoterae :: Paranormal :: L'antre des damnés-
Sauter vers: